Chanson pour pleurer sous la pluie




Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
Pourquoi je ris, pourquoi je pleure
Vo
ici le S.O.S
D'u
n terrien en tresse
J
'ai jamais eu les pieds sur Terre
J
'aimerais bien être un oiseau
J'suis mal dans ma peau

J'voudrais voir le monde à l'envers
S
i jamais c'était plus beau
Plus
beau vu d'en haut
D'en haut,
J'
ai toujours confondu la vie
Ave
c les bandes dessinées
J
'ai comme des envies de métamorphose
Je
sens quelque chose
Qui m'attire
Q
ui m'attire
Qu
i m'attire vers le haut

Au grand loto de l'univers
J'ai pas tiré l'bon nuro
J'suis mal dans ma peau
J'ai pas envie d'être un robot
Met
ro boulot dodo
D
'en haut

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
Po
urquoi je crie, pourquoi je pleure
Je crois capter des ondes
Ven
ues d'un autre monde
J'ai jamais eu les pieds sur Terre
J'
aimerais mieux être un oiseau
J'suis mal dans ma peau

J'v
oudrais voir le monde à l'envers
J'a
imerais mieux être un oiseau
Dodo l'enfant do

# Posté le jeudi 19 juin 2008 16:53

La fin d'une époque

La fin d'une époque
Le bac est fini.
Quelle importance de toute façon.
Les autres rient, moi je pleure.
Je pleure la fin de l'enfance et de l'insouciance.
Ce moment, vous en rêver toute votre vie, vous criez "Vivement mes 18 ans" "Vivement le bac"
Et puis au moment où ça arrive vous regretter.
C'est arriver trop vite.
Juridiquement, je suis adulte, mais en réalité je ne suis qu'une toute petite fille.
Je voudrais encore croire que je vais m'en sortir.
Je voudrais encore croire que quelqun peut m'aimer.
Je voudrais encore croire que je peux y arriver.
Ce bac, je vais peut être le rater.
Parce qu'au fond j'ai jamais eu envie de l'avoir.
J'aurai voulu que ça ne s'arrête jamais.
Maintenant je vais devoir affronter les affres de la vie sans aucune arme.
Je suis seul.
Je suis folle.
Je suis perdue.
J'ai 18 ans et je en suis plus qu'une pale ombre de moi-même.
Aujourd'hui il fait beau.
Ca me rend encore plus malheureuse parce que J'ai l'impression que même le ciel se fout de moi.
Je voudrais arriver à dire que j'ai mal.
Je voudrais que les autres comprennent que j'ai mal.
Je voudrais qu'il acceptent que j'ai mal.
J'aimerais bien pour une fois pouvoir pleurer dans les bras de quelqun sans penser à rien.
Juste pour le plaisir de laisser les larmes couler sur mes joues et pour que quelqun me les essuie.
Qu'est-ce que j'ai fait à la vie pour qu'elle soit si méchante avec moi.
Certaines persones croient en Dieu, moi je ne crois qu'au Diable.
Et cet Enfer que Sartre décrit si bien.
Parce que je suis malheureuse à cause des autres.
Si ils n'étaient pas là, je ne me rendrait pas compte de ce qui me manque.
J'ai tout.
Et pourtant je n'ai rien

# Posté le jeudi 19 juin 2008 16:36

Modifié le mercredi 25 juin 2008 16:21

Un soir de départ, les idées noires...encore et toujours.

Le Départ


Nous roulons depuis deux heures déjà. La France s'éloigne. L'Italie se rapproche. Le paysage défile devant mes yeux. Je crois que je ne vais pas mourir aujourd'hui. Le ciel nous surplombe noir et insondable. De temps en temps, une ribambelle de lumière apparaît le long de l'horizon. Une ville, un village,une zone commerciale. Un havre d'espoir dans la plaine lugubre. Je me demande ce qui se passe à Castelnaudary, je me demande ce qui se passe par delà les montagnes. A quoi pense la petite fille qui regarde par delà le large de l'ocean.

Il est 21 h 30. Bizzarement, je n'ai pas envie de pleurer.Je sais déjà que je n'arriverai pas à dormir, peut être juste à somnoler. Des voitures arrivent en sens inverse, tranchant de leurs phares l'épaisse nuit noire. J'aimerai bien plonger dans les bras de Morphée.Demain, une autre journée commence. Le quotidien est déjà loin, un autre se fera. Nous sommes à peine à Montpellier. Que c'est long, j'aimerai pouvoir gravir des montagnes, pouvoir franchir des océans, atteindre les étoiles plus vite que la lumière. Les panneaux se succèdent : sens-interdit, cedez-le-passage, stop... Moi aussi, j'aimerais bien pouvoir dire stop. Moi aussi, j'aimerais bien m'arrêter et juste pleurer dans les bras de quelqun qui me rassurera, me comprendra et m'aimera. Le Monde est trop grand et trop petit à la fois. J'aimerais voyager partout, m'enfuir le plus loin possible. Le problème, c'est qu'on ne peut pas fuir son âme.

Je me contemple dans le reflet de la vitre. J'ai le regard triste, le bouche boudeuse. J'aime bien quand je suis comme ça. Ca me donne un air serieux, un air inspiré, un air d'écrivain. Je n'ai rien vu, rien vécu et je suis déjà las. J'ai envie de dormir, de m'évanouir, voire de mourir. La vie ne m'aime pas et je n'ai me pas la vie. Je vais quand même essayer de dormir, histoire de ne pas m'éffondrer le lendemain.


photo : moi en Italie
Un soir de départ, les idées noires...encore et toujours.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 10:41

Modifié le jeudi 19 juin 2008 16:57

Viva Italia

Viva Italia
Ce soir, je pars en Italie. Une nuit dans le bus pour débarquer dans la sublime Toscane
Bon, je sais très bien que la dépression va me suivre jusque là-bas.
Mais enfin, ça me changera les idées et puis, je verrais du monde. Ciao

# Posté le lundi 07 avril 2008 09:47

Modifié le jeudi 26 juin 2008 05:57

Vivre ou Mourir

Vivre ou Mourir
Vivre ou mourir, quelle est la différence ?


Je prévois ma mort à vingt ans. Or, voici que j'en ai dix-huit. Je sais que je ne tiendrai pas au delà. Je mourrais de façon plus ou moins accidentelle. Peut être un jour en faisant un écart trop important sur une voie rapide comme il a déjà failli m'arriver si souvent ou brûlée vive dans un appartement en laissant des bougies allumées juste avant de m'endormir.
La vie est à la fois si longue et si courte. Les heures semblent bloquer mais le temps file si vite. Ou sont donc passé les joies de l'enfance, ou sont donc passé les aigreurs de l'adolescence. J'ai déjà des cheveux blancs. J'ai vieillit trop vite. Physiquement, je suis encore vivante. Spirituellement, je suis déjà morte depuis longtemps, peut être même que je n'ai jamais vécue. Je suis une chimère, frêle et abandonnée qui cherche désespérement à devenir réelle. Je suis l'ombre des autres, à défaut d'être l'ombre de moi même. Je suis un fantôme qui hurle mais que personne n'entends, qui se débat dans les liens de son passé, essaye d'affronter le présent et de ne pas trop angoisser pour le futur.

Je suis un être de sang et un être de néant.

# Posté le mardi 25 mars 2008 13:23

Modifié le vendredi 18 avril 2008 10:13